الحدث كندا تكشف تفاصيل الاتفاق الاوروبي لملء الفراغ بعد اليونيفيل-« Al-Hadath Canada révèle les détails de l’accord européen pour combler le vide après la FINUL »

Last Updated: سبتمبر 1, 2026Categories: أخبار لبنان

الحدث-كندا خاص

Raouf Najm

كشفت مسؤولة السياسة الخارجية في الاتحاد الأوروبي كايا كالاس أن أكثر من عشر دول أعضاء أبدت استعدادها لتقديم عناصر وموارد إلى بعثة أوروبية جديدة في لبنان، تُكلّف بتدريب القوات المسلحة اللبنانية وقوى الأمن الداخلي وتقديم المشورة لهما، في خطوة تؤشر إلى تحضير أوروبي مبكر لمرحلة ما بعد تقليص دور قوات «اليونيفيل» في الجنوب.

وبحسب المعطيات المتداولة، تقترح دائرة العمل الخارجي للاتحاد الأوروبي إنشاء بعثة مدنية–عسكرية لولاية أولية تمتد ثلاث سنوات، على أن يتم إقرارها خلال الخريف ويبدأ نشر عناصرها بين أواخر عام 2026 وبداية عام 2027. ولم تكشف كالاس حتى الآن أسماء الدول المشاركة، ولا عدد العناصر، ولا طبيعة الصلاحيات الميدانية التي قد تُمنح للبعثة.

المبادرة الأوروبية لا تحمل طابعاً قتالياً، ولا تهدف إلى حلول قوة أوروبية مكان الجيش اللبناني أو استبدال «اليونيفيل». مهمتها الأساسية تتمثل في رفع جهوزية مؤسسات الدولة الأمنية، بما يسمح للجيش وقوى الأمن بفرض حضور أكثر فعالية على الأرض، وضبط الحدود البرية والبحرية، وحماية المرافئ والمعابر، وتعزيز القدرة على جمع المعلومات وتحليلها وتحويلها إلى قرارات عملياتية.

وتأتي هذه الخطوة قبيل انتهاء ولاية «اليونيفيل» في 31 كانون الأول 2026، على أن يلي ذلك انسحاب تدريجي يمتد سنة كاملة. وهذا التطور قد  يجيب عملياً عن مسؤولية سدّ الفراغ الأمني الذي قد ينشأ في الجنوب.

فالخطة الأوروبية تضع الجيش اللبناني في صدارة الجواب. فهي تقترح تعزيز أفواج الحدود البرية عبر التدريب والتنظيم والمراقبة والانتشار وضبط المعابر غير الشرعية، إلى جانب تطوير وحدات القوة المتحركة والدرك الإقليمي في قوى الأمن الداخلي، بما يتيح لهذه القوى تحمّل مسؤولية أكبر في الأمن المحلي، ويمنح الجيش هامشاً أوسع للتركيز على الحدود والجنوب والمناطق الحساسة.

كما تشمل البعثة تطوير قدرات الاستعلام والمراقبة والاستطلاع، من خلال دعم وسائل الرصد والتصوير والمراقبة الميدانية وربط المعلومات بالقرار العملياتي. ويتصدر الأمن البحري أيضاً أولويات المهمة، سواء عبر مراقبة الساحل والمياه الإقليمية أو مكافحة التهريب بحراً وتدريب الوحدات المختصة.

أما البند الأكثر دلالة فيتعلق بـ«حوكمة أمن الحدود والمرافئ». وهذا المصطلح يتجاوز التدريب العسكري التقليدي، ليشمل تنظيم الصلاحيات وآليات التنسيق بين الجيش وقوى الأمن الداخلي والجمارك والجهات المشغلة للمرافئ والمعابر، فضلاً عن تطوير إجراءات التفتيش والرقابة وتبادل المعلومات، بهدف الحد من التهريب ومنع إدخال السلاح عبر المنافذ البرية والبحرية.

وترتبط المبادرة الأوروبية، في خلفيتها السياسية، بالمطلب الغربي الداعي إلى تمكين الدولة اللبنانية من معالجة ملف السلاح الخارج عن سلطتها، وفي مقدمته سلاح «حزب الله». غير أن الوثيقة لا تتضمن أي بند مباشر لنزع السلاح، ولا تمنح المدربين الأوروبيين صلاحيات لتنفيذ عمليات أمنية أو مداهمات أو فرض قرارات على السلطات اللبنانية.

وتتقاطع الخطة مع نقاش أوسع حول الترتيبات الأمنية التي قد ترافق الانسحاب الإسرائيلي التدريجي من الأراضي اللبنانية، وكذلك مع أفكار سبق أن طُرحت بشأن حضور دولي لاحق في الجنوب. لكن أي انتقال من الورق إلى الميدان يبقى مشروطاً بموافقة الدول الأعضاء السبع والعشرين في الاتحاد الأوروبي، وباتفاق عملي واضح مع الدولة اللبنانية حول التمويل والصلاحيات ومناطق العمل.

وهكذا تكون أوروبا  تستعد لمرحلة تريد فيها أن يصبح الجيش اللبناني العنوان الأمني الأول في الجنوب وعلى الحدود. غير أن نجاح هذه المهمة يعتمد على قدرتها على تحويل الدعم إلى تجهيز وتمويل وتدريب مستدام وصلاحيات فعلية تضع الأمن، بكل مستوياته، تحت سلطة الدولة اللبنانية.


« Al-Hadath Canada révèle les détails de l’accord européen pour combler le vide après la FINUL »

La haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a révélé que plus de dix États membres se sont dits prêts à fournir des personnels et des ressources à une nouvelle mission européenne au Liban, chargée de former les Forces armées libanaises et les Forces de sécurité intérieure, ainsi que de leur apporter des conseils. Cette démarche témoigne d’une préparation européenne anticipée pour la période qui suivra la réduction du rôle de la FINUL dans le Sud.

Selon les informations qui circulent, le Service européen pour l’action extérieure propose la création d’une mission civilo-militaire dotée d’un mandat initial de trois ans. Son adoption est envisagée au cours de l’automne et le déploiement de ses membres devrait débuter entre la fin de l’année 2026 et le début de l’année 2027. Kaja Kallas n’a pas encore révélé l’identité des pays participants, le nombre d’éléments concernés, ni la nature des prérogatives opérationnelles susceptibles d’être accordées à la mission.

L’initiative européenne n’a pas de caractère combattant. Elle ne vise ni à substituer une force européenne à l’armée libanaise ni à remplacer la FINUL. Sa mission essentielle consiste à accroître la préparation des institutions sécuritaires de l’État, afin de permettre à l’armée et aux forces de sécurité d’exercer une présence plus efficace sur le terrain, de contrôler les frontières terrestres et maritimes, de protéger les ports et les points de passage, ainsi que de renforcer leur capacité à recueillir, analyser et transformer les informations en décisions opérationnelles.

Cette initiative intervient à l’approche de la fin du mandat de la FINUL, le 31 décembre 2026, qui doit être suivie d’un retrait progressif étalé sur une année complète. Cette évolution pourrait répondre concrètement à la responsabilité de combler le vide sécuritaire susceptible d’apparaître dans le Sud.

Le plan européen place donc l’armée libanaise au premier rang de la réponse. Il propose de renforcer les régiments des frontières terrestres par la formation, l’organisation, la surveillance, le déploiement et le contrôle des passages illégaux. Il prévoit également le développement des unités de forces mobiles et de gendarmerie régionale des Forces de sécurité intérieure, afin de leur permettre d’assumer une part plus importante de la sécurité locale et d’accorder à l’armée une plus grande marge de manœuvre pour se concentrer sur les frontières, le Sud et les zones sensibles.

La mission prévoit aussi de développer les capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, en soutenant les moyens d’observation, d’imagerie et de surveillance sur le terrain, et en reliant les informations à la décision opérationnelle. La sécurité maritime figure également parmi les priorités de la mission, qu’il s’agisse de surveiller le littoral et les eaux territoriales, de lutter contre la contrebande maritime ou de former les unités spécialisées.

Le volet le plus significatif concerne la « gouvernance de la sécurité des frontières et des ports ». Cette notion va au-delà de la formation militaire traditionnelle : elle englobe l’organisation des compétences et des mécanismes de coordination entre l’armée, les Forces de sécurité intérieure, les douanes et les organismes exploitant les ports et les postes-frontières, ainsi que l’amélioration des procédures d’inspection, de contrôle et d’échange d’informations, afin de limiter la contrebande et d’empêcher l’introduction d’armes par les accès terrestres et maritimes.

Dans son arrière-plan politique, l’initiative européenne est liée à la demande occidentale visant à permettre à l’État libanais de traiter le dossier des armes échappant à son autorité, au premier rang desquelles les armes du Hezbollah. Toutefois, le document ne comporte aucune disposition directe sur le désarmement et n’accorde pas aux formateurs européens le pouvoir de mener des opérations sécuritaires, des perquisitions ou d’imposer des décisions aux autorités libanaises.

Le plan s’inscrit également dans un débat plus large sur les dispositions sécuritaires qui pourraient accompagner le retrait israélien progressif des territoires libanais, ainsi que dans des idées déjà avancées concernant une éventuelle présence internationale ultérieure dans le Sud. Mais tout passage du papier au terrain demeure conditionné par l’accord des vingt-sept États membres de l’Union européenne et par une entente opérationnelle claire avec l’État libanais sur le financement, les prérogatives et les zones d’intervention.

L’Europe se prépare ainsi à une phase dans laquelle elle souhaite que l’armée libanaise devienne la première référence sécuritaire dans le Sud et aux frontières. Le succès de cette mission dépendra toutefois de sa capacité à transformer ce soutien en équipements, en financement, en formation durable et en prérogatives réelles plaçant la sécurité, à tous les niveaux, sous l’autorité de l’État libanais.

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