Ali al-Taher : une explosion enregistrée par les sismographes à une magnitude de 4,1

Last Updated: سبتمبر 13, 2026Categories: أخبار لبنان

1 100 tonnes d’explosifs selon Israël… et des ondes ressenties à des dizaines de kilomètres

Raouf Najm
AlHadath – Canada

Lorsque la série d’explosions massives a retenti sur les hauteurs d’Ali al-Taher, dans la soirée du jeudi 10 septembre, leurs effets ne se sont pas limités aux villages entourant Nabatiyé. Peu après, les appareils de surveillance sismique enregistraient des ondes terrestres d’une intensité comparable à celle produite par un séisme modéré, tandis qu’Israël affirmait avoir utilisé plus de 1 100 tonnes d’explosifs pour détruire un vaste réseau de tunnels et d’installations souterraines.

L’Agence France-Presse a rapporté que ses journalistes présents dans le sud du Liban avaient entendu plusieurs explosions extrêmement puissantes. L’un de ses correspondants a senti le sol trembler avant d’entendre une forte détonation. Un autre journaliste a indiqué que les ondes de choc avaient été ressenties jusqu’à Saïda, à plusieurs dizaines de kilomètres de la zone des explosions.

L’agence a également recueilli le témoignage d’habitants de la région. Une résidente de Marjayoun a déclaré que « tout avait tremblé », évoquant également une forte odeur de poudre après les explosions.

Les sismographes enregistrent une magnitude de 4,1

L’élément le plus frappant est venu des réseaux de surveillance sismique.

Selon l’AFP, l’United States Geological Survey, le USGS, a enregistré à 18 h 08 GMT des ondes d’une magnitude de 4,1 dans la région de Nabatiyé, où se trouvent les hauteurs d’Ali al-Taher. L’agence a décrit l’événement comme une secousse comparable à un petit séisme.

Le quotidien français Le Parisien, citant l’AFP, a lui aussi mis l’accent sur cet élément, indiquant que la destruction d’installations souterraines avait provoqué une secousse de magnitude 4,1. La radio française RTL a également rapporté qu’un puissant tremblement avait été détecté par les instruments de surveillance de l’activité sismique après la destruction des tunnels.

Au Liban, le Centre national de géophysique relevant du Conseil national de la recherche scientifique a fourni une lecture plus précise. Il a indiqué que toutes ses stations avaient enregistré à 21 h 08, heure locale, des ondes terrestres provoquées par l’explosion israélienne dans la région d’Ali al-Taher. Selon le Centre, ces ondes peuvent être comparées à celles produites par un séisme d’une magnitude de 4,2 sur l’échelle de Richter.

Les deux mesures convergent donc sur l’ampleur de l’événement : 4,1 selon les données attribuées au USGS et 4,2 selon le Centre national de géophysique au Liban.

Il s’agit ici d’ondes sismiques générées par l’explosion et non d’un séisme tectonique naturel. L’énergie libérée par les détonations s’est propagée à travers les roches et le sol, avant d’être enregistrée par les stations de surveillance sismique.

Qu’a détruit Israël ?

Selon la version israélienne, l’opération visait un réseau d’installations militaires aménagées sous les hauteurs d’Ali al-Taher.

L’agence Reuters a rapporté le 10 septembre, sur la base d’informations israéliennes, que ce réseau s’étendrait sur environ deux kilomètres et comprendrait des centres de commandement, des dépôts d’armes ainsi que des installations permettant de rester sous terre pendant de longues périodes.

Israël affirme également y avoir découvert des missiles, des drones, des armes antichars et des explosifs.

Le Financial Times a lui aussi rapporté que les forces israéliennes avaient détruit un réseau de tunnels de plus de deux kilomètres sous les hauteurs, tout en soulignant que le USGS avait enregistré les explosions à une magnitude de 4,1.

Les informations détaillées concernant la nature exacte de ces installations et leur contenu reposent toutefois largement sur les données publiées par l’armée israélienne. À ce stade, aucune inspection indépendante complète des tunnels après l’opération n’est disponible.

1 100 tonnes d’explosifs

Quelques heures après l’opération, l’armée israélienne a affirmé avoir utilisé plus de 1 100 tonnes d’explosifs pour détruire les tunnels sous Ali al-Taher. Le Times of Israel a relayé directement ce chiffre, attribué à l’armée israélienne, dans la soirée du 10 septembre.

Le quotidien The National a également indiqué que l’armée israélienne parlait de plus de 1 100 tonnes d’explosifs utilisées pour détruire deux tunnels d’une longueur totale dépassant deux kilomètres. Le journal a lui aussi établi un lien entre l’ampleur des explosions et la secousse de magnitude 4,1 détectée par le USGS.

Le lendemain, L’Orient Today a repris le même chiffre en l’attribuant à Israël. Le média a également indiqué que les explosions avaient profondément affecté le relief des hauteurs et qu’un important nuage de poussière avait recouvert les zones voisines, tandis que les images diffusées montraient de larges portions du versant après les détonations.

Le chiffre de 1 100 tonnes reste toutefois une donnée communiquée par l’institution militaire israélienne. À ce jour, les sources disponibles ne font pas état d’une mesure indépendante permettant de confirmer la quantité exacte d’explosifs utilisée.

Ce que les sources permettent d’établir

La comparaison des différentes sources permet de confirmer trois éléments principaux.

Les explosions ont bien eu lieu dans la soirée du 10 septembre 2026 sur les hauteurs d’Ali al-Taher. Leur détonation a été entendue et les secousses ont été ressenties dans une large partie du sud du Liban. Le réseau de surveillance américain a enregistré un événement de magnitude 4,1, tandis que le Centre national de géophysique au Liban a estimé que les ondes provoquées par l’explosion correspondaient à une secousse d’environ 4,2.

En revanche, le chiffre de 1 100 tonnes d’explosifs, tout comme les détails concernant le réseau de tunnels, ses équipements et son contenu, proviennent essentiellement de l’armée israélienne, même si cette version a été relayée par Reuters et plusieurs médias internationaux et français.

C’est précisément ce qui donne à l’événement d’Ali al-Taher une dimension particulière : pour cette opération, l’ampleur de l’explosion ne peut plus être évaluée uniquement à partir des communiqués militaires ou des images diffusées.

Les instruments de mesure des séismes en ont eux-mêmes enregistré l’impact.

Entre la magnitude 4,1 relevée par les sources américaines et la magnitude 4,2 avancée par le centre libanais, une conclusion s’impose : la puissance de l’explosion a été suffisante pour propager des ondes à travers le sol sur de longues distances et transformer la destruction d’un réseau d’installations souterraines dans l’un des secteurs les plus stratégiques du sud du Liban en un événement détecté par les stations de surveillance sismique.


علي الطاهر: تفجير سجّلته أجهزة الزلازل بقوة 4.1 درجات

1100 طن من المتفجرات وفق إسرائيل… وموجات وصلت إلى عشرات الكيلومترات

الحدث – كندا

عندما دوّت سلسلة الانفجارات الضخمة في مرتفعات علي الطاهر، مساء الخميس 10 أيلول/سبتمبر، لم تقتصر آثارها على القرى المحيطة بالنبطية. بعد وقت قصير، كانت أجهزة الرصد الزلزالي تسجّل موجات أرضية بقوة قاربت تلك التي تنتج عن هزة أرضية متوسطة، فيما تحدثت إسرائيل عن استخدام أكثر من 1100 طن من المتفجرات لتدمير شبكة واسعة من الأنفاق والمنشآت تحت الأرض.

وكالة فرانس برس أفادت بأن صحافييها الموجودين في جنوب لبنان سمعوا عدة انفجارات ضخمة، فيما شعر أحد مراسليها باهتزاز الأرض قبل سماع دوي شديد. وذكر مراسل آخر أن موجات الصدمة وصلت إلى صيدا، على مسافة عشرات الكيلومترات من منطقة التفجير.

ونقلت الوكالة عن سكان في المنطقة وصفاً مباشراً للحظة الانفجار. وقالت إحدى سكان مرجعيون إن «كل شيء اهتز»، فيما تحدثت عن رائحة البارود التي انتشرت بعد التفجير.

أجهزة الزلازل تسجّل 4.1

المعلومة الأكثر لفتاً جاءت من شبكات الرصد الزلزالي.

بحسب فرانس برس، سجلت هيئة المسح الجيولوجي الأميركية USGS في الساعة 18:08 بتوقيت غرينتش موجات بقوة 4.1 درجات في منطقة النبطية التي تقع ضمنها مرتفعات علي الطاهر. ووصفت الوكالة ما جرى بأنه اهتزاز يعادل زلزالاً صغيراً.

صحيفة Le Parisien الفرنسية، نقلاً عن فرانس برس، خصصت عنوانها لهذه النقطة تحديداً، مشيرة إلى أن تدمير المنشآت تحت الأرض أدى إلى تسجيل هزة بقوة 4.1 درجات. كما تحدثت إذاعة RTL الفرنسية عن اهتزاز قوي التقطته أجهزة مراقبة النشاط الزلزالي بعد تفجير الأنفاق.

في لبنان، قدّم المركز الوطني للجيوفيزياء التابع للمجلس الوطني للبحوث العلمية قراءة أكثر تحديداً. وأعلن أن جميع محطاته سجلت عند الساعة 21:08 بالتوقيت المحلي موجات أرضية ناجمة عن التفجير الإسرائيلي في منطقة علي الطاهر، وأن هذه الموجات يمكن تشبيهها بهزة أرضية بقوة 4.2 درجات على مقياس ريختر.

وبذلك تتقاطع القراءتان الأميركية واللبنانية حول حجم الحدث: 4.1 درجات وفق البيانات التي نقلتها المصادر عن USGS، و4.2 درجات وفق المركز الوطني للجيوفيزياء في لبنان.

الأمر يتعلق هنا بموجات زلزالية ولّدها التفجير، وليس بزلزال تكتوني طبيعي. فالطاقة التي أطلقتها الانفجارات انتقلت عبر الصخور والتربة والتقطتها محطات الرصد بالطريقة نفسها التي تلتقط بها الاهتزازات الأرضية.

ماذا فجّرت إسرائيل؟

وفق الرواية الإسرائيلية، استهدفت العملية شبكة منشآت عسكرية تحت مرتفعات علي الطاهر.

وكالة رويترز نقلت في 10 أيلول عن السلطات الإسرائيلية أن الشبكة تمتد على نحو كيلومترين، وأنها تضم مراكز قيادة ومستودعات للأسلحة ومرافق تسمح بالبقاء تحت الأرض لفترات طويلة. وقالت إسرائيل إنها عثرت فيها على صواريخ وطائرات مسيّرة وأسلحة مضادة للدروع ومتفجرات.

أما Financial Times فأوردت أيضاً أن القوات الإسرائيلية دمّرت شبكة أنفاق تمتد لأكثر من كيلومترين تحت المرتفعات، وأشارت إلى أن هيئة المسح الجيولوجي الأميركية سجلت الانفجارات بقوة 4.1 درجات.

وتبقى تفاصيل طبيعة هذه المنشآت ومحتوياتها معتمدة بدرجة كبيرة على المعلومات التي نشرها الجيش الإسرائيلي، إذ لا تتوافر حتى الآن معاينة مستقلة شاملة للأنفاق بعد العملية.

1100 طن من المتفجرات

بعد ساعات من العملية، أعلن الجيش الإسرائيلي أنه استخدم أكثر من 1100 طن من المتفجرات لتدمير الأنفاق تحت علي الطاهر. ونقلت صحيفة Times of Israel هذا الرقم مباشرة عن الجيش الإسرائيلي مساء 10 أيلول.

كما أوردت صحيفة The National أن الجيش الإسرائيلي تحدث عن أكثر من 1100 طن من المتفجرات لتدمير نفقين يمتدان لأكثر من كيلومترين، وربطت الصحيفة قوة التفجير بالاهتزاز البالغ 4.1 درجات الذي سجلته USGS.

وفي اليوم التالي، نقلت L’Orient Today الرقم نفسه عن إسرائيل، وأشارت إلى أن التفجيرات ألحقت أضراراً واسعة بطبيعة المرتفعات وغطى الغبار مناطق مجاورة، فيما أظهرت المشاهد المنشورة مساحات كبيرة من السفح بعد التفجير.

رقم 1100 طن يبقى، مع ذلك، رقماً أعلنته المؤسسة العسكرية الإسرائيلية. وحتى الآن لا يظهر في المصادر المتاحة قياس مستقل يثبت كمية المتفجرات الفعلية التي استُخدمت.

ما الذي تؤكده المصادر؟

بعد مقارنة الروايات، يمكن تثبيت ثلاث معلومات أساسية.

التفجير وقع بالفعل مساء 10 أيلول/سبتمبر 2026 في مرتفعات علي الطاهر، وسمع دويه وشعر باهتزازاته سكان مناطق واسعة في الجنوب. شبكة الرصد الأميركية سجلت حدثاً بقوة 4.1 درجات، بينما قال المركز الوطني للجيوفيزياء في لبنان إن الموجات التي أحدثها التفجير تعادل 4.2 درجات.

أما الحديث عن 1100 طن من المتفجرات وشبكة الأنفاق ومحتوياتها وتفاصيلها، فيعود أساساً إلى الجيش الإسرائيلي، مع نقل هذه الرواية من جانب رويترز ووسائل إعلام دولية وفرنسية عدة.

وهنا تكمن أهمية ما حدث في علي الطاهر: للمرة الأولى في هذه العملية، أصبح حجم التفجير قابلاً للقراءة خارج البيانات العسكرية والصور المتداولة. أجهزة قياس الزلازل نفسها سجلت أثره.

وبين رقم 4.1 الأميركي و4.2 اللبناني، تبقى صورة واحدة واضحة: قوة الانفجار كانت كافية لإرسال موجات عبر الأرض لمسافات بعيدة، وتحويل تفجير شبكة من المنشآت تحت أحد أبرز مرتفعات جنوب لبنان إلى حدث سجلته محطات الرصد الزلزالي.


 

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