De Damour à la gare Windsor… la famille Cheaib au cœur de la rencontre des patrimoines libanais et canadien

Last Updated: نوفمبر 5, 2026Categories: أخبار لبنان, مؤسسات الجالية

De Damour à la gare Windsor… la famille Cheaib au cœur de la rencontre des patrimoines libanais et canadien

Le consul général Charbel Nemer lance le Mois du patrimoine libanais dans une gare devenue propriété de la famille et invite la communauté à préserver sa langue et à faire rayonner sa force collective

Montréal — AlHadath Canada

Raouf Najm

 Des racines libanaises profondément ancrées à Damour aux pierres de la gare Windsor, qui conservent une part de l’histoire de Montréal, se déploie une histoire d’émigration faite d’années de travail, de nostalgie pour la terre d’origine et d’attachement à celle qui a accueilli les Libanais et leur a permis de bâtir leur avenir. C’est dans cette rencontre des deux patrimoines qu’a été lancée, le mercredi 4 novembre 2026 en soirée, la deuxième édition du Mois du patrimoine libanais, sous le patronage du consul général du Liban à Montréal, Charbel Nemer, et de son épouse, Dolly Baaklini, avec la participation de l’organisme Héritage et Patrimoine du Liban. L’événement s’inscrivait également dans les célébrations du 83e anniversaire de l’indépendance du Liban.

صورة عائلية لآل شعيب

 La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, la nouvelle députée Sonia Ziadé et Aref Salem étaient présents, aux côtés de membres de la communauté et des invités. La cérémonie était animée par Ghada Khalife Hobeika, membre du conseil d’administration d’Héritage et Patrimoine du Liban.

 La première surprise est venue de l’entretien accordé par le consul général Nemer à AlHadath Canada, lorsqu’il a indiqué que la gare Windsor historique était passée entre des mains libanaises. La seconde tenait au nom de la famille qui en avait fait l’acquisition, comme nous l’a confirmé Élie Cheaib. Il s’agit de la famille Cheaib, dont le nom est entré dans le quotidien des Libanais établis au Canada, associé à des commerces où ils retrouvent quelque chose des saveurs de leur foyer et de leur pays.

 La nouvelle prenait ainsi une portée dépassant le transfert de propriété d’un immeuble. Cette famille, dont l’histoire s’est écrite à partir d’un petit commerce avant que ses activités ne s’étendent et ne s’enracinent au Canada, voyait désormais son nom lié à un lieu emblématique de la mémoire montréalaise. Dans cette rencontre entre le parcours familial et celui du lieu se lisaient des années d’efforts et d’ambition. La réussite libanaise trouvait sa place dans le patrimoine canadien, donnant à la communauté une raison de rappeler avec fierté qu’une part de la vie des siens s’est inscrite dans cette ville.

 Les marchés Adonis occupent une place essentielle dans ce récit. Le nom des Cheaib leur est associé depuis leurs débuts. Au fil de leur développement, ils ont apporté la table libanaise dans le quotidien canadien, faisant découvrir à de nombreux Canadiens un univers de saveurs, de traditions et de convivialité. Lorsque leur propriété a été transférée à l’entreprise québécoise Metro, une nouvelle rencontre s’est dessinée entre les deux cultures. Le fruit d’un travail aux racines libanaises est devenu partie intégrante d’une entreprise québécoise, tandis qu’une gare historique canadienne est passée dans le patrimoine d’une famille libanaise.

 L’histoire des Cheaib porte aussi la mémoire des regrettés Raymond et Joe Cheaib. Raymond, l’aîné, a associé son nom aux boulangeries Al Andalous, et Joe, le cadet, au restaurant La Sirène de la Mer. Le Roi des Noix appartient également à la famille. Derrière ces enseignes se trouvent des visages, des vies et des liens tissés au fil des années. Les évoquer aujourd’hui, c’est rappeler ceux qui les ont bâties et la place que leur absence conserve dans une histoire que leurs proches continuent d’écrire.

 Dans son allocution d’ouverture, le consul général Nemer a exprimé toute la symbolique du lieu, déclarant d’emblée « Au nom du Liban, de son indépendance et de son patrimoine, nous nous réunissons aujourd’hui. » Il a décrit la gare Windsor comme un joyau de l’histoire du Canada et du Québec, saluant une famille libanaise qui avait choisi, selon ses mots, de la préserver, de la restaurer et de lui redonner son âme. Il y a vu le prolongement de l’histoire du Libanais qui contribue à protéger le patrimoine du pays qui l’a accueilli, tout en demeurant attaché aux vestiges et à la civilisation de sa terre d’origine.

 Des pierres de la gare, Charbel Nemer est passé à celles de la mémoire libanaise, évoquant Byblos, Tyr, Sidon et Baalbek, ainsi que la place de Beyrouth, de son école de droit et de son héritage de « Mère des lois ». Il a rappelé les figures qui ont porté la culture libanaise à travers le monde, de Gibran Khalil Gibran à Amin Maalouf et Fayrouz, estimant que cette culture avait trouvé au Québec et au Canada une terre sœur.

 Le consul général a rapproché l’attachement des Libanais à leur mémoire de celui des Québécois à leur identité et à leur culture, mettant en regard la devise « Je me souviens » et l’engagement libanais « Nous n’oublierons pas ». Il s’est arrêté sur cette image d’un lieu de l’histoire québécoise accueillant l’hymne et le patrimoine libanais, y voyant une expression de l’amitié libano-canadienne et libano-québécoise, ainsi que des valeurs communes de liberté et de diversité.

 Il a remercié le Québec et la Ville de Montréal pour leur contribution à l’épanouissement de la communauté libanaise, saluant en retour le travail, le talent et le cœur que les Libanais ont mis au service de leur ville et de leur province. Il a également réaffirmé sa volonté de poursuivre le renforcement des liens qui les unissent.

 Évoquant l’indépendance du Liban, il est revenu sur Rachaya, sur la détermination des pères et des grands-pères et sur leur unité nationale. Il a souligné la responsabilité de préserver un Liban uni, souverain, libre, indépendant et ouvert, fidèle à sa vocation, à sa diversité et à sa culture. Depuis cette salle historique, il a adressé à son pays des mots empreints de l’émotion de la soirée « Nous sommes avec toi, malgré toutes les blessures. »

 Il s’est ensuite tourné vers les deuxième, troisième et quatrième générations, les invitant à apprendre leur histoire, à parler l’arabe et leur dialecte libanais, et à entretenir chez leurs enfants et petits-enfants un attachement au Liban. Il a conclu en appelant à construire l’avenir avec ambition et à faire du passé une boussole, tout en dépassant les erreurs qui freinent le progrès.

 Dans son entretien avec AlHadath Canada, Charbel Nemer a donné une dimension concrète à cet appel. Il a expliqué que le programme du mois comprenait des représentations théâtrales et musicales ainsi qu’un atelier de langue, insistant sur le rôle des parents dans le maintien du lien entre leurs enfants et leur langue d’origine. « Si tu perds ta langue, tu perds une part essentielle de ton identité », a-t-il déclaré.

 Il a également évoqué l’ouverture aux différentes composantes de la société, un objectif auquel il dit s’être attaché depuis le début de sa mission à Montréal. Ces rencontres permettent, selon lui, de faire connaître la culture des Libanais, leur identité et leur contribution au Canada. Il a souligné leur réussite individuelle et l’importance de faire également apparaître leur capacité d’action collective, à travers des occasions qui rassemblent la communauté et donnent à voir ce qu’elle peut accomplir. Il a enfin rappelé que le patrimoine se vit au quotidien, tout au long de l’année, et que le mois qui lui est consacré constitue un rendez-vous annuel pour le renouveler et le faire rayonner.

 La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a pour sa part adressé ses vœux à la communauté à l’occasion du Mois du patrimoine libanais. Dans son entretien avec AlHadath Canada, elle a souligné que les Libanais avaient enrichi l’histoire de la ville. Elle a évoqué leur engagement, leur solidarité et l’attention qu’ils portent les uns aux autres, des valeurs familiales qui, a-t-elle confié, la touchent profondément.

 Pour la députée Sonia Ziadé, cette participation revêtait une dimension personnelle. Au micro d’AlHadath Canada, elle a exprimé sa fierté à l’égard de son héritage et de son père, ainsi que sa gratitude envers la communauté libanaise, très présente à ses côtés pendant sa campagne électorale. Assister à un événement comme celui-ci était pour elle une manière de manifester sa fierté envers les membres de la communauté, tout comme ceux-ci se disent fiers d’elle.

 Sonia Ziadé a précisé qu’elle était née à Montréal et qu’elle avait visité le Liban à plusieurs reprises. Elle a parlé de l’influence des valeurs familiales et du sens de la communauté dans sa vie. Tout en soulignant les nombreuses valeurs partagées avec la société québécoise, elle a évoqué la cohésion des Libanais, dont certains lui avaient témoigné leur soutien en raison de ses origines, indépendamment de leur affiliation politique. Elle a souhaité que le Liban puisse prospérer, exprimant sa confiance dans la résilience de sa population et dans sa capacité à accomplir de grandes choses.

 Dans son allocution, Aref Salem a rappelé la contribution des Montréalais d’origine libanaise au développement de la ville depuis la fin du XIXe siècle, génération après génération. Il en a souligné les multiples expressions, dans les quartiers et la gastronomie comme dans la recherche, la médecine, les arts, l’enseignement et les sciences. La communauté libanaise, a-t-il affirmé, fait partie intégrante de l’identité montréalaise et de cette force que la ville puise dans sa diversité.

 Aref Salem a salué le travail d’Héritage et Patrimoine du Liban, du Consulat général et de toutes les personnes ayant contribué à cette initiative. Il a présenté le Mois du patrimoine comme une occasion de transmettre cet héritage aux jeunes générations et de le faire découvrir aux Montréalais de toutes origines. Au nom de la Ville de Montréal, il a réaffirmé son amitié et sa solidarité envers la communauté, tout en souhaitant aux Libanais une bonne fête nationale, célébrée le 22 novembre.

 À Windsor se sont ainsi rejointes plusieurs histoires qui traversent la vie de la communauté. Celle d’un consul appelant à rassembler les énergies et à préserver la langue, celle d’une famille dont les entreprises ont marqué le quotidien des gens, et celle d’une ville qui reconnaît ce que les Libanais lui ont apporté. De Damour à Montréal, le fil des origines a gardé sa place dans cette trame. Dans cette gare qui accueille désormais un chapitre de l’histoire des Cheaib, les Libanais pouvaient retrouver quelque chose de leur pays au cœur du patrimoine canadien et sentir que ce qu’ils avaient bâti loin de leur terre natale avait, à son tour, trouvé sa place dans la mémoire collective.


من الدامور إلى ويندسور… آل شعيب في قلب عناق التراثين اللبناني والكندي

القنصل شربل نمر يطلق شهر التراث اللبناني من محطة آلت إلى ملكية العائلة، ويدعو أبناء الجالية إلى صون لغتهم وإظهار قوّتهم مجتمعين

مونتريال ـ الحدث-كندا

رؤوف نجم

من الجذور اللبنانية الضاربة في الدامور، إلى حجارة محطة ويندسور التي تحفظ جانباً من تاريخ مونتريال، امتدّت حكاية اغتراب تحمل في طيّاتها أعماراً من العمل، وحنيناً إلى أرض أولى، وانتماءً إلى أرض احتضنت اللبنانيين وأتاحت لهم أن يبنوا فيها مستقبلهم. وفي عناق بين التراثين، انطلقت مساء الأربعاء ٤ تشرين الثاني ٢٠٢٦ فعاليات الدورة الثانية من شهر التراث اللبناني، برعاية القنصل العام للبنان في مونتريال شربل نمر وقرينته دوللي بعقليني، وبمشاركة جمعية «Héritage et Patrimoine du Liban»، بالتزامن مع الاحتفاء بالذكرى الثالثة والثمانين لاستقلال لبنان.

وحضر المناسبة رئيسة بلدية مونتريال ثريا مارتينيز فيرادا، والنائبة الجديدة سونيا زيادة، وعارف سالم، إلى جانب أبناء الجالية والمدعوّين. وقدّمت الاحتفال السيدة غادة خليفة حبيقة، العضوة في مجلس إدارة جمعية «Héritage et Patrimoine du Liban».

وجاءت المفاجأة الأولى في الحديث الذي أدلى به القنصل نمر إلى «الحدث-كندا»، حين أشار إلى انتقال ملكية محطة ويندسور التاريخية إلى أيدٍ لبنانية. أمّا المفاجأة الثانية، فكانت في اسم العائلة التي تملّكتها، كما أكّد لنا إيلي شعيب. إنّها عائلة آل شعيب، التي دخل اسمها في يوميّات المغترب اللبناني، وصار مرتبطاً بمؤسسات يجد فيها شيئاً من مذاق بيته وبلاده.

لذلك، اكتسب الخبر وقعاً يتجاوز انتقال ملكية عقار. فالعائلة التي ارتبطت حكايتها بمتجر صغير، ثم اتّسعت أعمالها وتجذّرت في كندا، بات اسمها مقترناً بمعلم من ذاكرة المدينة نفسها. وفي هذا اللقاء بين سيرة العائلة وسيرة المكان، حضرت سنوات الكفاح وما حملته من تعب وطموح، حتى صار للنجاح اللبناني مكان في التراث الكندي، وللجالية ما تشير إليه باعتزاز وتقول إنّ في هذه المدينة شيئاً من أعمار أبنائها.

وتحتلّ محلات «أدونيس» مكاناً أساسياً في هذه الحكاية. فقد ارتبط اسم آل شعيب بها منذ بداياتها، وكبرت معها تجربة حملت المائدة اللبنانية إلى الحياة الكندية، وأدخلت كثيراً من الكنديين إلى عالم من النكهات والعادات والألفة. وحين انتقلت ملكيتها إلى شركة «مترو» الكيبيكية، كان ذلك عناقاً آخر بين الحضارتين. ثمرة عمل لبنانية الجذور أصبحت جزءاً من مؤسسة كيبيكية، ومحطة كندية تاريخية آلت إلى عائلة لبنانية.

وفي سيرة آل شعيب يحضر أيضاً الراحلان ريمون وجو شعيب. فريمون، الأخ الأكبر، ارتبط اسمه بأفران «الأندلس»، وجو، الأخ الأصغر، بمطعم «La Sirène de la Mer»، فيما تعود ملكية «Le Roi des Noix» أيضاً إلى العائلة. وراء هذه الأسماء التجارية وجوه وأعمار وعلاقات نسجتها السنوات. وحين تُذكر اليوم، يعود معها الذين بنوها، ويظلّ لغيابهم مكان في حكاية النجاح التي يواصلها أهلهم.

واختصر القنصل نمر رمزية المكان في كلمته الافتتاحية، مستهلاً بالقول «باسم لبنان، باسم استقلاله، باسم تراثه، منلتقي اليوم». ووصف محطة ويندسور بأنها جوهرة من تاريخ كندا وكيبيك، مشيداً بعائلة لبنانية اختارت، وفق تعبيره، الحفاظ عليها وترميمها وإعادة الروح إليها. ورأى في ذلك امتداداً لحكاية اللبناني الذي يسهم في صون تراث البلد الذي احتضنه، كما يتمسّك بآثار بلاده وحضارتها.

ومن حجارة المحطة، انتقل نمر إلى حجارة الذاكرة اللبنانية، مستحضراً جبيل وصور وصيدا وبعلبك، ومكانة بيروت ومدرستها الحقوقية وإرثها بوصفها «أمّ الشرائع». واستعاد وجوهاً حملت الثقافة اللبنانية إلى العالم، من جبران خليل جبران إلى أمين معلوف وفيروز، معتبراً أنّ هذه الثقافة وجدت في كيبيك وكندا أرضاً شقيقة.

وربط القنصل بين تمسّك اللبنانيين بذاكرتهم وتمسّك أهل كيبيك بهويّتهم وثقافتهم، مستحضراً شعار «Je me souviens» في مقابل «لن ننسى». وتوقّف عند المشهد الذي يجمع تاريخ كيبيك بالنشيد والتراث اللبنانيين داخل المحطة، باعتباره تعبيراً عن الصداقة اللبنانية ـ الكندية واللبنانية ـ الكيبيكية، وعن قيم الحرية والتنوّع المشتركة.

ووجّه الشكر إلى كيبيك ومدينة مونتريال على ما قدّمتاه للجالية اللبنانية، مشيداً في المقابل بما بذله اللبنانيون من عمل وموهبة ومحبة في خدمة المدينة والمقاطعة. وأكّد مواصلة تعزيز الروابط التي تجمع الطرفين.

وفي استحضاره استقلال لبنان، عاد إلى راشيا وإلى إرادة الآباء والأجداد ووحدتهم الوطنية، وشدّد على أنّ الاستقلال أمانة تتطلّب الحفاظ على لبنان واحداً، سيّداً، حرّاً، مستقلاً ومنفتحاً، وعلى رسالته الحضارية وتنوّعه وثقافته. ومن القاعة التاريخية، وجّه إلى الوطن كلمات حملت وجدان المناسبة «إنّنا معك، رغم كلّ الجراح».

ثم خاطب أبناء الجيل الثاني والثالث والرابع، داعياً إيّاهم إلى تعلّم تاريخهم والتكلّم بالعربية ولهجتهم اللبنانية، وإلى إبقاء أبنائهم وأحفادهم متعلّقين بلبنان. وختم بالتشديد على بناء المستقبل بطموح، والاستفادة من الماضي بوصفه بوصلة ترشد إلى الطريق، مع تجاوز الأخطاء التي تعيق التقدّم.

وفي حديثه الخاص إلى «الحدث-كندا»، أعطى نمر لهذا النداء بُعداً عملياً. فأوضح أنّ برنامج الشهر يتضمّن عروضاً مسرحية وغنائية وورشة للغة، مشدّداً على دور الأهل في الحفاظ على صلة الأبناء بلغتهم. وقال «إذا خسرت لغتك، بتخسر جزء أساسي من هويّتك».

وتحدّث عن الانفتاح على مختلف مكوّنات المجتمع، بوصفه أحد الأهداف التي ركّز عليها منذ بدء مهمّته في مونتريال. فهذه اللقاءات، بحسب حديثه، تتيح للآخرين التعرّف إلى ثقافة اللبنانيين وهويّتهم وإسهامهم في كندا. وتوقّف عند نجاحهم أفراداً، وعند حاجتهم إلى إبراز قدرتهم مجتمعين، من خلال مناسبات تجمع الجالية وتُظهر ما تستطيع تقديمه. كما أكّد أنّ التراث حاضر في الحياة اليومية على مدار السنة، وأنّ تخصيص شهر له يمنح هذا الحضور محطة سنوية للتجدد والانتشار.

ومن موقعها على رأس بلدية مونتريال، هنّأت ثريا مارتينيز فيرادا الجالية بشهر التراث اللبناني، وقالت في حديثها إلى «الحدث-كندا» إنّ اللبنانيين أغنوا تاريخ المدينة. وتوقّفت عند انخراطهم في المجتمع وتضامنهم وعناية بعضهم ببعض، معتبرةً أنّ هذه القيم العائلية تؤثّر فيها كثيراً.

أمّا النائبة سونيا زيادة، فحملت مشاركتها معنى شخصياً. تحدّثت إلى «الحدث-كندا» عن اعتزازها بإرثها ووالدها، وعن امتنانها للجالية اللبنانية التي وقفت إلى جانبها خلال حملتها الانتخابية. وقالت إنّ حضورها مناسبة كهذه يعبّر عن اعتزازها بأبناء الجالية، كما يعتزّون هم بها.

وأوضحت زيادة أنّها وُلدت في مونتريال، وزارت لبنان مرّات عدّة، وتحدّثت عن أثر القيم العائلية وروح الجماعة في حياتها. وأشارت إلى كثرة القيم المشتركة مع المجتمع الكيبيكي، وإلى تماسك اللبنانيين الذين كان بعضهم يعبّر عن دعمه لها انطلاقاً من أصولها اللبنانية، بصرف النظر عن الانتماء الحزبي. وتمنّت أن تتاح للبنان فرصة الازدهار، معوّلةً على صمود أهله وقدرتهم على الإنجاز.

وفي كلمته، استعاد عارف سالم مساهمة أبناء مونتريال من أصل لبناني منذ أواخر القرن التاسع عشر، جيلاً بعد جيل، في نموّ المدينة. وعدّد مجالات حضورهم، من الأحياء والمطبخ إلى البحث العلمي والطبّ والفنون والتعليم والعلوم، مؤكّداً أنّ الجالية جزء أصيل من هوية مونتريال ومن قوّتها القائمة على التنوّع.

وأشاد سالم بجهود جمعية «Héritage et Patrimoine du Liban» والقنصلية العامة وكلّ من أسهم في المبادرة، ورأى في شهر التراث فرصة لنقل الإرث إلى الأجيال الصاعدة وتعريف أهل المدينة، على اختلاف أصولهم، إليه. وباسم مدينة مونتريال، أكّد الصداقة والتضامن مع الجالية، مهنّئاً اللبنانيين بعيدهم الوطني الذي يحلّ في ٢٢ تشرين الثاني.

هكذا اجتمعت في ويندسور حكايات تتقاطع في حياة الجالية. قنصل يدعو إلى جمع الطاقات وصون اللغة، وعائلة تركت أعمالها أثراً في يوميّات الناس، ومدينة تعترف بما قدّمه لها اللبنانيون. ومن الدامور إلى مونتريال، بقي للخيط الأول مكانه في هذا النسيج. وفي المحطة التي صارت تحمل فصلاً من حكاية آل شعيب، استطاع اللبناني أن يرى شيئاً من بلاده في قلب التراث الكندي، وأن يشعر بأنّ ما بناه في غربته صار بدوره جديراً بالذاكرة. وقد احيى الحفل فرقة كورال الاطفال بقيادة السيدة اليت بوسيك التي استحقت تقدير الحضور.

الأخبار عبر البريد الإلكتروني

اشترك الآن لتصلك الأخبار إلى بريدك الإلكتروني